Le Maître Kambun

yoshiwara scène de rue

Les premières estampes japonaises, presque uniquement des sujets érotiques, apparurent aux alentours de 1660. Très semblables dans le style, ces estampes ne donnent aucune indication concernant leur auteur, ni même s’il s’agit d’un artiste seul ou d’un groupe d’artistes.

Un nom a été décidé pour désigner l’auteur de ces oeuvres, et c’est leur période de création entre 1661 et 1673, aussi connue sous le nom de période de Kambun, qui donna un nom à l’artiste. Ainsi était né le Maître Kambun.

Le Maître Kambun est considéré comme l’auteur des premières estampes ukiyo-e, et on lui attribue une filiation avec Moronobu, qui aurait été son élève.

Mille ans de Manga

couverture de mille ans de manga

Je viens d’acheter ce livre consacré aux origines du manga et ,en tant que passionné d’estampes japonaises et de bande dessinée, sa lecture m’a enchantée.

L’auteure prend le parti de considérer que le manga tire son origine des rouleaux japonais qui nous racontent des histoires comme ont pu le faire la tapisserie de Bayeux ou les films de Myazaki. L’ascension d’Edo et l’apparition de l’estampe ukiyo-e sont ensuite largement abordés, puis une fine analyse du lien entre art et littérature et son influence sur la démocratisation du livre est proposée.

Inmanquablement, le manga d’Hokusai est abordé avec bon nombre d’illustrations extraites de l’ouvrage. De nombreuses autres estampes sont aussi présentées et expliquées.

Le livre s’éloigne ensuite du monde de l’estampe pour se consacrer plus au manga, l’influence de l’essor des médias, de la caricature et la bande dessinée. Une présentation est consacrée à Tezuka Osamu et des entretiens avec des auteurs de manga sont proposés.

Le ton général de l’ouvrage est assez léger, ce qui est assez plaisant. Les estampes présentées sont originales et des parallèles intéressants sont fait entre des oeuvres du passé et des cases de bande dessinées actuelles. Un ouvrage à posséder.

Japonisme du siècle dernier

japonisme allemand

Le japonisme blog nous refait encore le coup de mettre plein d’images intéressantes qui nous rappellent que l’intérêt pour le Japon ne date pas d’hier, et que nos amis allemands s’y étaient aussi mis.

Les japonais sont de drôles d’oiseaux

homme-faucon
Homme prenant une pose de faucon, par Utagawa Toyokuni.

homme-corbeau
Homme prenant une pose de corbeau, par Utagawa Toyokuni.

L’octopus pour griffures et morsures

octopus pour griffures et morsures

Artiste touche-à-tout, Trémois s’intéressait aussi bien à la gravure qu’à la sculpture ou la céramique. L’art japonais l’inspirait aussi, comme en témoigne l’oeuvre ci-dessus, aussi bien au niveau du thème que sur le plan esthétique.

Pour découvrir plus d’oeuvre de cet artiste trop peu connu, visitez donc son site.